À l’école primaire de Temlel, le tourisme prend un autre visage. Celui d’un établissement hôtelier qui, année après année, revient dans la même école, répare, aménage, équipe, embellit et transmet. Une démarche devenue presque un rendez-vous, mais dont la portée dépasse largement les murs de l’établissement scolaire.
Il existe une Djerba que les visiteurs connaissent bien : celle des plages, des hôtels, des palmiers, des couchers de soleil, des maisons blanches et des ruelles où l’on vient chercher quelques jours de déconnexion. Et puis il existe une autre Djerba, plus discrète, celle des villages, des écoles, des jardins, des enfants et de ces lieux du quotidien qui ne figurent dans aucune brochure touristique, mais qui constituent pourtant l’essentiel d’un territoire. C’est dans cette Djerba-là que l’Iberostar Waves Mehari Djerba a choisi, depuis plusieurs années, d’inscrire une partie de son engagement. À Temlel, à Midoun, l’hôtel ne s’est pas contenté d’une opération ponctuelle destinée à accompagner une rentrée scolaire. Il a choisi de revenir, de regarder ce qui avait encore besoin d’être amélioré et de poursuivre un travail commencé les années précédentes. Et c’est précisément cette continuité qui donne aujourd’hui à l’initiative une dimension particulière.
Une histoire commencée bien avant cette rentrée
L’action menée cette année ne constitue donc pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans une histoire qui a commencé plusieurs années auparavant et qui s’est enrichie progressivement au fil des interventions. En 2024 déjà, l’Iberostar Waves Mehari Djerba avait engagé des travaux de rénovation au sein de l’école primaire de Temlel et contribué notamment à l’acquisition de matériel informatique et de mobilier. En 2025, l’intervention avait pris une nouvelle ampleur avec des travaux touchant différents espaces de l’établissement : salles de classe, sanitaires, robinetterie, éclairage, terrains de sport, nettoyage, jardinage et peinture avaient notamment fait l’objet d’une attention particulière. L’idée n’était donc pas simplement de venir une fois, de remettre quelques équipements et de repartir, mais bien de construire progressivement une relation avec cette école et de répondre, année après année, à des besoins très concrets. C’est une différence importante, car une action solidaire ponctuelle peut améliorer une situation pendant un temps, tandis qu’un engagement renouvelé permet de suivre l’évolution des besoins et de construire quelque chose de beaucoup plus durable.
Cette année encore, les équipes de l’Iberostar ont commencé par ce qui était devenu prioritaire. Certains travaux concernant les toitures et les plafonds nécessitaient une intervention urgente afin de garantir de meilleures conditions d’accueil aux élèves et au personnel de l’école. Les installations de plomberie et d’électricité ont également fait l’objet de travaux, dans une logique qui peut sembler très simple mais qui est fondamentale : avant de chercher à embellir un établissement scolaire, il faut d’abord s’assurer qu’il est fonctionnel, entretenu et adapté à ceux qui l’utilisent chaque jour. C’est ensuite que la peinture, l’aménagement et les différents éléments décoratifs ont pu prendre leur place, donnant progressivement à l’école une nouvelle allure.
Des murs qui ne servent plus seulement à décorer
Mais cette année, quelque chose de particulier apparaît sur les murs de Temlel. Les nouvelles peintures ne sont pas uniquement destinées à donner davantage de couleurs aux salles et aux espaces communs. Elles portent des messages. Des dictons et des inscriptions autour de l’éducation, du savoir, du civisme, de la propreté, de la préservation de l’eau et du respect de l’environnement ont été intégrés aux fresques et aux graffitis réalisés dans l’école. Le mur devient ainsi un support pédagogique à part entière, un espace que les enfants croisent tous les jours et qui peut leur rappeler, de manière visuelle et accessible, des principes qui dépassent largement le cadre des cours traditionnels.
Cette dimension est d’autant plus intéressante que l’identité de Djerba trouve elle aussi sa place dans les nouveaux aménagements. Les références à l’île, à ses traditions, à ses symboles et à son patrimoine viennent s’intégrer à l’environnement scolaire, comme pour rappeler qu’une éducation tournée vers l’avenir peut parfaitement s’appuyer sur une mémoire locale forte. Il y a quelque chose de particulièrement cohérent dans cette démarche : apprendre aux enfants à connaître le monde qui les entoure tout en leur donnant les clés pour comprendre et préserver leur propre territoire. Dans une île où la transmission des savoir-faire, des traditions et du rapport à la terre a toujours occupé une place importante, ce choix n’a rien d’anecdotique.
Une petite parcelle pour apprendre autrement
Parmi les nouveautés de cette édition, l’aménagement d’un espace destiné à devenir un petit potager pédagogique mérite également une attention particulière. Un terrain a été préparé, du sable a été apporté et l’espace a été organisé afin de permettre aux élèves de découvrir progressivement la culture de petites plantes et de produits simples du quotidien. Herbes aromatiques, persil, légumes et autres cultures faciles à entretenir pourront progressivement y prendre place. L’objectif n’est évidemment pas de transformer l’école en exploitation agricole, mais de créer un espace où les enfants pourront comprendre concrètement le rapport entre la terre, l’eau, le travail et ce qui arrive ensuite dans leur assiette.
À Djerba, cette idée prend une résonance particulière. L’île possède une longue tradition agricole et domestique, avec ses jardins, ses arbres, ses cultures et cette connaissance empirique de l’eau et de la terre transmise de génération en génération. Installer un petit potager dans une école, c’est donc aussi reconnecter les enfants à une partie de leur environnement immédiat. C’est leur montrer qu’un produit aussi banal qu’une poignée de persil n’apparaît pas simplement sur un étal ou dans une cuisine, mais qu’il vient d’une terre qu’il faut entretenir, arroser et respecter. Dans une époque où les enfants sont parfois de plus en plus éloignés de cette réalité, l’expérience est loin d’être anodine.
Des livres pour commencer une bibliothèque
L’intervention ne s’est toutefois pas limitée aux travaux et aux aménagements. Des livres, des contes et des histoires ont également été offerts afin de contribuer à la création d’un petit espace bibliothèque au sein de l’école. Là encore, le geste mérite d’être regardé dans son ensemble. Une bibliothèque scolaire ne commence pas forcément avec des centaines d’ouvrages ou un mobilier sophistiqué. Elle peut commencer avec quelques dizaines de livres, une étagère et surtout l’envie de donner aux enfants le goût de lire, de découvrir d’autres univers et de laisser leur imagination voyager au-delà des murs de leur classe.
Un autre détail donne à cette partie de l’opération une dimension supplémentaire : certains cadeaux ont été achetés auprès d’une association œuvrant avec des personnes en situation de handicap. Le choix permet ainsi de créer un double impact. L’école bénéficie des achats réalisés pour les enfants tandis que l’association bénéficie directement de cette commande. C’est une logique intéressante dans une démarche de responsabilité sociale, parce qu’elle permet de faire circuler la solidarité plutôt que de la concentrer sur un seul bénéficiaire.
Ceux dont on ne voit presque jamais les noms
Derrière ces travaux, ces peintures, ces aménagements et ces nouveaux espaces, il y a surtout des personnes qui ont donné de leur temps et de leur savoir-faire. Une grande partie de l’opération a été menée sur le terrain sous la coordination de M. Souheil Ghoufa, chef jardin, qui a chapeauté les différents travaux aux côtés de Abidi Barouni et de Tarek Chebbi. Autour d’eux, ouvriers, peintres, jardiniers, techniciens et autres collaborateurs ont participé concrètement à la transformation des lieux. Ce sont eux qui ont travaillé sur les installations, préparé les espaces, peint les murs, entretenu les extérieurs et aménagé le futur potager. Leur contribution est essentielle, même si elle apparaît rarement dans les récits officiels consacrés à ce type d’initiative.
La présence de M. Hichem MAHOUACHI, délégué régional du tourisme à Médenine, ainsi que celle de M. Ramzi BOUHAOUEL, Regional Entertainment Manager-Iberostar Tunisia, Morocco & Greece, a également accompagné cette opération. Du côté de l’Iberostar Waves Mehari Djerba, M. Anis CHEMLI, directeur de l’établissement, a une nouvelle fois été directement engagé dans cette démarche. Son implication dans la continuité de cette action traduit une conception de la responsabilité de l’entreprise qui ne se limite pas à une opération de communication, mais qui repose sur la présence, le suivi et la volonté de faire avancer progressivement les choses.
« Nous ne venons pas à Temlel pour faire une action. Nous revenons parce que nous avons une responsabilité. »
Anis Chemli, directeur de l’Iberostar Waves Mehari Djerba
« Depuis plusieurs années, nous revenons à l’école de Temlel et, pour moi, c’est précisément cela qui donne du sens à notre démarche. Une action solidaire ne devrait pas être une parenthèse dans la vie d’une entreprise, encore moins une opération que l’on réalise une année avant de passer à autre chose. Lorsque nous décidons d’être présents quelque part, nous devons accepter de revenir, de regarder ce qui a été fait, ce qui fonctionne, ce qui doit encore être amélioré et surtout ce dont les enfants ont réellement besoin.
Cette année, nous avons commencé par des choses très concrètes : réparer, sécuriser, améliorer les plafonds et les toitures, intervenir sur l’électricité et la plomberie, remettre en état, repeindre. Mais nous avons également voulu aller plus loin, parce qu’une école n’est pas seulement un bâtiment. Les murs peuvent transmettre des messages, un jardin peut apprendre aux enfants à respecter la terre et l’eau, des livres peuvent ouvrir des portes qu’aucune fenêtre ne permet d’ouvrir. C’est cette vision que nous voulons défendre à travers cette action.
Nous sommes un hôtel implanté à Djerba. Nous travaillons grâce à cette île, grâce à ses ressources, grâce à ses femmes et à ses hommes. Il est donc naturel pour nous de nous intéresser à ce qui se passe autour de nous et pas uniquement derrière les portes de l’hôtel. Nous accueillons des visiteurs qui viennent découvrir Djerba ; nous devons aussi contribuer, à notre niveau, à ce que Djerba soit un territoire dans lequel ses propres enfants puissent grandir dans de bonnes conditions.
Je crois également qu’il faut sortir d’une certaine conception de la solidarité. Donner est important, mais faire avec les autres est encore plus important. Cette école n’a pas seulement besoin de cadeaux. Elle a besoin d’attention, d’entretien, de continuité et de personnes qui reviennent. C’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui et c’est pourquoi nous voulons continuer à être là demain.
Je voudrais surtout rendre hommage aux équipes qui ont réalisé cette opération. Derrière chaque mur peint, chaque réparation, chaque arbre planté, chaque espace aménagé, il y a des personnes qui ont donné de leur temps et de leur énergie. C’est leur travail qui transforme une intention en réalité.
Et si notre action peut donner envie à d’autres hôtels, entreprises ou acteurs économiques de faire la même chose dans une autre école, alors nous aurons réussi quelque chose de plus important encore que la rénovation de Temlel. Nous aurons contribué à créer une dynamique.
Djerba a beaucoup donné au tourisme. À notre tour, nous devons aussi être capables de lui rendre quelque chose. Et si nous voulons réellement parler d’avenir, commençons par ceux qui le représentent le mieux : les enfants. »
Quand un hôtel décide de faire partie de son territoire
C’est peut-être là que se trouve le véritable intérêt de cette histoire. Une école primaire comme celle de Temlel n’est évidemment pas un lieu touristique. Elle n’accueille pas des voyageurs, ne vend pas de chambres et ne constitue pas une vitrine commerciale. Pourtant, elle appartient pleinement au territoire qui fait vivre l’industrie touristique. Les enfants qui y étudient sont les habitants de Djerba d’aujourd’hui et, pour certains, les professionnels, entrepreneurs, enseignants, artisans ou responsables qui feront l’île de demain.
L’hôtellerie bénéficie directement de l’attractivité d’un territoire, mais elle peut également choisir d’y investir autrement. Non seulement en construisant des infrastructures touristiques ou en participant à l’économie locale, mais aussi en contribuant à améliorer certains lieux de vie. Cette approche ne remplace évidemment pas le rôle des institutions publiques et ne doit pas être pensée comme une substitution à leurs responsabilités. Elle peut en revanche créer des passerelles utiles entre les entreprises et les communautés qui les entourent. À Temlel, cette passerelle existe désormais depuis plusieurs années.
Une question pour toute l’hôtellerie djerbienne
Chez SORTIRADJERBA, cette initiative nous amène naturellement à poser une question qui dépasse le cas de l’Iberostar : pourquoi ne pas imaginer que d’autres établissements hôteliers de l’île puissent, eux aussi, choisir une école primaire et l’accompagner dans la durée ? Il ne s’agirait pas nécessairement de mobiliser des budgets considérables. Un hôtel possède déjà des équipes de maintenance, des jardiniers, des peintres, des techniciens, des fournisseurs, des partenaires et une capacité d’organisation qui peuvent être mobilisés autour d’un projet local. Une école pourrait avoir besoin d’une bibliothèque, d’un potager, de mobilier, de matériel informatique, d’une cour à réaménager, de sanitaires à réhabiliter, d’une salle à repeindre ou simplement d’un accompagnement régulier.
L’idée serait surtout de passer d’une logique d’action ponctuelle à une logique de parrainage et de fidélité. Chaque hôtel pourrait identifier une école, apprendre à connaître ses besoins et revenir régulièrement, comme l’Iberostar le fait à Temlel. Ce serait une manière concrète de rapprocher encore davantage le secteur touristique de la population locale et de faire du tourisme un acteur qui ne se contente pas de séjourner sur un territoire économique, mais qui participe aussi à sa construction sociale.
À Temlel, une action qui mérite de faire école
C’est précisément pour cette raison que SORTIRADJERBA souhaite saluer cette initiative. Non pas pour transformer une action de solidarité en opération promotionnelle, mais parce que certaines démarches méritent d’être racontées lorsqu’elles peuvent inspirer d’autres acteurs. L’Iberostar Waves Mehari Djerba a choisi de revenir chaque année à Temlel, d’intervenir sur les besoins les plus concrets, d’améliorer progressivement les conditions d’accueil des enfants et d’ajouter, à chaque nouvelle étape, une dimension supplémentaire à son engagement. Cette année, il y a les travaux nécessaires sur les toitures, les plafonds, l’électricité et la plomberie, mais aussi les couleurs, les messages éducatifs, les références à Djerba, le futur potager et les livres qui viendront donner naissance à une petite bibliothèque.
Il y a surtout une idée simple derrière tout cela : un établissement hôtelier peut laisser autre chose derrière lui que des souvenirs de vacances. Il peut laisser une école mieux équipée, un jardin qui pousse, des livres qui circulent, des murs qui transmettent un message et des enfants qui bénéficient directement de cette présence. C’est une autre manière de parler du tourisme, beaucoup moins visible que les campagnes publicitaires et pourtant beaucoup plus ancrée dans la réalité quotidienne du territoire.
À SORTIRADJERBA, nous renouvelons donc cette invitation à l’ensemble des hôtels de l’île : pourquoi ne pas choisir, vous aussi, une école primaire et lui consacrer un peu de vos moyens, de vos équipes, de votre temps ou simplement de votre savoir-faire ? Il n’est pas nécessaire de tout refaire en une année. Il suffit parfois de commencer quelque part et de revenir l’année suivante. À Temlel, l’expérience montre justement que la valeur d’une telle démarche ne se mesure pas à la taille d’une opération, mais à sa capacité à durer.
Car au fond, c’est peut-être cela que cette école nous rappelle. Une destination touristique ne se résume jamais à ce que le visiteur voit. Elle est faite de lieux, de familles, de villages, de traditions et surtout d’enfants qui grandissent aujourd’hui pour devenir les adultes qui construiront Djerba demain. Prendre soin de leur environnement scolaire, c’est donc aussi prendre soin de la destination elle-même.
À Temlel, l’Iberostar n’a pas simplement rénové une école. Il a contribué, année après année, à écrire une petite partie de l’avenir de Djerba. Et cette histoire-là mériterait peut-être d’être racontée beaucoup plus souvent.




























































